Dans 3 semaines, le fameux protocole de Kyoto sera enfin enterré pour faire place à des résolutions plus adaptées et qui, nous l'espérons tous, seront ratifiés par les plus gros pollueurs
actuels, et surtout par les plus gros pollueurs futures : Chine, Inde.
La société (Grenobloise) Enerdata qui publie différentes études dans le domaine de l'énergie indique notamment que La consommation énergétique mondiale augmentera d’environ 30% d'ici
à 2020. Car en effet, les décisions qui seront prises à Copenhague n'auront des effets que dans plusieurs dizaines d'années...
La Chine et l’Inde représenteront 45% de la croissance énergétique mondiale, l’Asie 2/3 à elle seule, toujours selon Enerdata. Le gaz devrait couvrir environ 31% de la croissance de la
demande énergétique mondiale entre 2005 et 2020, le charbon 25% et le pétrole 22%. Donc la part des énergies renouvelables dans cette progression, on le devine, ne sera pas énorme...
Maintenant que nos illusions à court terme sont anéanties, penchons-nous sur les solutions qui vont certainement être envisagées à Copenhague (je dis bien envisagées, car nous savons déjà
qu'aucun accord ne sortira de Copenhague. Il faudra, en effet, laisser le temps au congrès américain de voté la loi sur le climat actuellement en discussion. Un accord pourra alors être négocié
courant 2010) :
- Révolution de la mobilité :
Favorisation de l'émergence de véhicules "Zero emissions" : Electriques, Hydrogènes,...
Favorisation des transports en communs : Train, Tram, Metro, Bus, Feroutage,...
Favorisation des réseaux de location de véhicules : Velib, Autolib,...
- Révolution de la production d'énergie :
Développement du logement autonome via panneaux solaires, éolien, géothermie...
Amélioration et déploiement de systèmes de captage de CO² (la solution la plus performante à ce jour pour limiter l'accumulation de CO² dans l'atmosphère, d'après le GIEC)
- Réglementation sur les agissements des entreprises qui réalisent dans les pays en développement ce qu'ils ne pourraient pas faire sur nos
territoires, pour des raisons de législations environnementales et sociétales bien plus laxistes.
Exemple : le retraitement des cartes électroniques de nos vieux PC est fait en chine au mépris de la pollution engendrée et de la sécurité des employés.
- Financement des efforts en matière d'environnement auprès des pays en voix de développement (Afrique, Asie), pays qui n'ont pas envie de voir
leur développement freiné à cause de restrictions que nous n'avons pas subit pendant notre propre développement...
Rien que ces quelques points vous laissent imaginer les milliards d'investissements nécessaires à ces révolutions.
Une autre révolution devra elle aussi se mettre en place :
Celle de la consommation, le tout emballage, l'eau abondante, la vie en Tshirt l'hiver,...
Il est aujourd'hui, INACCEPTABLE, de se laisser aller à penser : "De toutes façons, c'est les multinationnales qui décident" ou "Je suis trop
petit dans l'océan de la consommation mondiale" ou "On peut rien y faire, c'est les industriels les pollueurs"...
Car cette révolution là, nous sommes les seuls à en être les acteurs potentiels. Alors n'attendons pas un accord en 2010 ou 2020 pour changer nos habitudes (Agissez en consommant différemment !).
Le capitalisme a bien des travers, mais il a un avantage non négligeable : il est à la botte des financiers et consommateurs. A défaut de faire partie des 1ers, ayons conscience de notre pouvoir
de consommateur !
La France et le Brésil se sont déjà prononcé pour des objectifs ambitieux :
- Appel à réduire d'ici à 2050 les émissions mondiales d'au moins 50 % par rapport à 1990.
- Adoption par les pays riches de "trajectoires" de réduction de leurs émissions conduisant à moins 80 % en 2050.
Conclusions : Le problème n'est déjà plus en Europe ou même aux USA (Il suffit de voir les investissements prévus par la loi climat pour comprendre que les américains se réveillent enfin...), et
parce que les pays développés ont les moyens de développer une économie verte. L'avenir de notre lutte contre les boulversements climatiques se jouera en Asie et en Afrique, où des milliards
d'hommes cherchent à atteindre notre niveau de vie sans penser à notre niveau de pollution qui va (actuellement) avec...
D'ailleurs, au lieu de signer un protocole à Copenhague, allons le signer à Pékin ou à New Delhi, là où les véritables enjeux du 21ème siècle se trouvent !
Les opbjectifs, c'est beau, mais il me semble que les moyens sont encore plus importants.
("Ce n'est pas le but de la promenade qui est important mais les petits pas qui y mènent" proverbe chinois, en espérant qu'ils n'aient pas oublié leurs proverbes...)
sources :
http://www.enerdata.fr http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/16/a-copenhague-le-contenu-d-une-decision-se-dessine_1267707_3244.html
http://www.epe-asso.org/index2.php
http://www.iddri.org
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